Vieille de plus de 150 ans, l'histoire des établissements de crédit est longue et passionnante. Pour en savoir un peu plus, voici quelques explications sur les origines du crédit mobilier
C'est en 1852, sous Napoléon III, que nait la banque française du Crédit Mobilier. A cette époque, les frères Isaac et Émile Pereire lancent la Société générale de Crédit Mobilier malgré les réticences de la Haute Banque. Benoît Fould, frère du ministre des finances Achille Fould, prend la direction de cette banque alors unique : elle prêtait aux entreprises des sommes pour investir et permettait aux particuliers de gagner des intérêts en laissant une partie de leur argent à la banque.
Pour sa création, une centaine de souscripteurs, parmi lesquels se trouvent les responsables les plus importants des grandes maisons financières internationales, achète les 120 000 actions fixées à 500 francs pièces pour un capital total de 60 millions de francs.
Rapidement, la banque du Crédit Mobilier connait un succès immense auprès du public. Les promesses d'actions atteignent jusqu'à 2100 francs, soit plus de quatre fois leurs valeurs initiales.
S'inquiétant d'un tel succès, les pouvoirs publics décident d'interdire à la banque d'émettre des obligations à long terme, poussant le Crédit Mobilier à s'installer à l'étranger, ce qui n'aura pour effet que de retarder son échéance jusqu'en 1870.
La banque s'effondre définitivement, influençant malgré tout de nouvelles banques naissantes comme le Crédit Lyonnais en 1863 ou la Société Générale une année plus tard. Le développement du secteur de l'emploi dans le crédit mobilier et la création de nouveaux établissements de crédit dans les années qui suivirent ne firent que confirmer cette influence.